Loïc RAGUÉNÈS

1900

En passant deux années auprès du peintre Rémy Zaugg (on le décrit parfois aussi comme un artiste conceptuel) dans le cube de béton constituant son atelier dessiné par Herzog & de Meuron, Loïc Raguénès a assurément fait l’apprentissage de l’exigence absolue : celle que mettait Zaugg dans la réalisation de ses sérigraphies sur aluminium laqué, mais aussi celle de son rapport sans pitié à l’art, à commencer par le sien.

Ces peintures, de fait, ne sont pas vraiment monochromes : Loïc Raguénès peint a tempera, une technique qui renvoie aux icônes byzantines ou à la peinture de Fra Angelico.

Dans les années 2000, son travail a pris la forme de dessins réalisés au crayon,formés de points colorés d’une seule couleur : ce handicap est alors devenu son langage exclusif. Il fut alors évident que Raguénès avait un sens très particulier de la couleur et du choix des images : il pouvait appliquer ce traitement à une scène d’Eyes Wide Shut aussi bien qu’à un ensemble de flamants roses, un brin de muguet ou un tableau de Fra Angelico. “Le rendu monochrome des dessins ainsi que sa décomposition en trame de demi-tons accentue la dimension abstraite de l’image. Une fois transformées en monochromes, les images deviennent étrangères à la vérité, elles sont alors comme des fantômes des images en quadrichromie”, écrit à ce sujet le critique d’art Vincent Pécoil.

texte d’Éric Troncy - 

https://www.numero.com/fr/art/loic-raguenes-monochromes-vague-tempera-myrtille-ruine-de-rome#:~:text=Ragu%C3%A9n%C3%A8s%20est%20n%C3%A9%20%C3%A0%20Besan%C3%A7on,et%20de%20peu%20de%20compromis.


Œuvres

photo oeuvre
Hôtel de Ménoc Inséparables Loïc RAGUÉNÈS