Dominique GHESQUIÈRE
1900
Si le travail de Dominique Ghesquière n’emprunte rien à la séduction du trompe-l’oeil, il puise tout de même dans la rhétorique du faux-semblant. Les oeuvres qu’elle réalise prennent différents aspects : ce sont des objets de vie, que l’on utilise au quotidien ou qui composent le paysage commun. Grillage, escabeau, journal papier, mur de briques, tapis de salon. Tous ici supplantés par leurs artefacts. Des artefacts à ne pas considérer comme identiques donc. Disons plutôt similaires. Comme une espèce de gémellité contrariée qui ne se voit pas au premier regard mais s’observe pourtant à plusieurs endroits. […]
Au-delà du glissement par l’absurde, Dominique Ghesquière fabrique des images tangibles du monde réel. Le flou qu’elle cultive dans la désignation des objets pointe une sorte de contradiction et paradoxalement une certaine forme d’habileté à activer nos désirs mélangés de consommation. […]
Texte de l’exposition « Septembre » à la Galerie Bertrand Baraudou en 2012 : https://www.dominique-ghesquiere.com/Emmanuel-Posnic-2012